LA POLICE TUE, CAR LA POLICE FONCTIONNE


Ces dernières semaines, les meurtres successifs de Renée Good et d’Alex Pretti – tué·es à Minneapolis par la police de l’immigration (ICE) de Trump – ont fait le tour du monde, rappelant une fois de plus une réalité que personne ne peut ignorer : la police tue et le système veut nous convaincre qu’on doit l’accepter.
Si la situation aux Etats-Unis fait beaucoup parler, pas besoin de traverser l’Atlantique pour arriver au même constat.
Le 15 janvier dernier, El Hacen Diarra a été assassiné par la police du 20ème arrondissement. Tabassé, étranglé, tazé, mort au commissariat – une victime de plus après Zyed, Bouna, Adama, Rayana ou Nahel. 
Entre 1977 et 2022, la police a tué plus de 800 personnes en France. Chaque jour, elle humilie, tabasse, mutile et tue, avec la bénédiction de l’Etat et l’appui de syndicats policiers fascisants. 
En ce moment-même, une proposition de loi est discutée pour instaurer une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre. 
Cette complaisance à l’égard de la police n’est pas récente : il y a bientôt dix ans, c’est le PS au pouvoir qui votait l’élargissement de l’usage des armes à feu par les forces de l’ordre.
Cette violence et cette impunité, c’est l’ADN de la police.
On entend souvent le terme de « bavure«  pour qualifier des violences commises en uniforme, comme s’il s’agissait d’une dérive, du dévoiement d’un corps de métier confronté à des éléments isolés qui auraient mal agi. 
La police ne dérape pas, la police tue pour les intérêts d’un Etat raciste, et l’Etat la récompense en la protégeant des répercussions, en autorisant ses cagnottes de soutien, en lui fournissant de nouvelles armes de guerre. La police tue, car la police fonctionne pour qui l’a mise en place
Nous ne voulons plus compter nos morts et rejoindre des marches blanches.
Face aux flics, organisons-nous, rue par rue, quartier par quartier. Prenons soin les un·es des autres, parlons à nos voisin·es. Restons vigilant·es, rassemblons-nous, défendons-nous. Que vivent la solidarité et l’autodéfense populaire ! 
Force à toustes les endeuillé·es, force à toustes les enfermé·es.
Tous les jours, nique la police, nique l’IGPN, nique la Pref.